Détail de la vitrine Marius Fabre Maurice Maréchal
Château Gombert : Présentation du cd de EMP, vitrine consacrée à Marius Fabre
13 Septembre 2002 Château Gombert présentation du CD de l'Ensemble Musical Provençal,
"PETITES PIÈCES DU TERROIR MARSEILLAIS"
     


PETITES PIECES DU TERROIR MARSEILLAIS

sur la terrasse du musée de château Gombert, les musiciens se produisent devant un public nombreux et connaisseur du programme que propose l'Ensemble Musical Provençal, essentiellement consacré aux compositeurs de la ville de Marseille. Dans les titres exécutés nous retrouvons aussi une composition du Conservateur du musée de Château Gombert, un concert chaleureusement accueilli. Des musiciens qui prennent plaisir à interpréter un répertoire traditionnel et des compositeurs contemporains en direct devant un public qui aime la musique Provençale.
 

PRESENTATION DU CD
PETITES PIECES DU
TERROIR MARSEILLAIS

 
Concert de l'Ensemble Musical Provençal
 
Chateau Gombert concert de l'ensemble Musical Provençal

LE MUSEE DE CHATEAU GOMBERT UNE LONGUE HISTOIRE


LA CREATION DU MUSEE LE VŒUX DE NOMBREUX PROVENCAUX

Cet appel, un homme allait l'entendre.

Jean Baptiste Julien Pignol, était né à Château Gombert, le 12 avril 1872. Descendant d'une famille de maçons aisés, il était lui-même entrepreneur, et à ce titre il construisit de nombreux immeubles dans les quartiers résidentiels de Marseille, alors en pleine expansion. Mais cela ne l'empêcha pas de rester très attaché à son terroir et de conserver les mœurs frugales et la langue de ses ancêtres.
Il avait très tôt épousé la cause de la Renaissance Provençale et du Félibrige et c'est pourquoi il était présent à Arles au jour de l'inauguration du Museon Arlaten.
L'appel de Mistral fut pour Jean Baptiste Julien Pignol, une sorte de révélation.
Tout de suite, il pensa : "- Mistral- va dis, va fau faire. " Et il décida, dès son retour à Château Gombert, de se consacrer à ce qui devait être la grande œuvre de toute sa vie restaurer dans son village la fierté, l'amour de la Provence et le respect de la culture traditionnelle.
Secondé fidèlement par sa femme Alphonsine et par sa sœur Joséphine qui partageaient son enthousiasme, il commença un travail de patience qui allait, près de trente ans plus tard, aboutir à la création d'une escolo Felibrenco, lou Roudelet Felibren de Castèu Gombert, en 1927, et en 1928 du Museon d'Art Provençau, devenu depuis le Musée des Arts et Traditions populaires du terroir Marseillais.
Mal compris par certains au départ, il ne se laissa jamais décourager, faisant sienne cette maxime de Virgile: " Labor improbus omnia vincit " " Lou travai mestrejo tout " " Le travail opiniâtre maîtrise tout ". En effet, son opiniâtreté finit par emporter l'adhésion des Gombertois qui vinrent en grand nombre, par leur travail et par leurs dons, participer à la création du Musée.
Celui ci fut inauguré le 25 juin 1928 . Il ne comportait alors qu'une seule pièce, la cuisine provençale, annexée à la maison familiale des Pignol, et conçue un peu comme un foyer de culture populaire où les mainteneurs pouvaient se réunir comme autrefois à la veillée, échangeant leurs souvenirs et ravivant les usages anciens dans la langue de leur père. Bientôt cependant les collections qui s'enrichissaient de jour en jour se trouvèrent à l'étroit dans cette cuisine pourtant vaste de dimensions. Il fallut construire de nouvelles salles. Cela fut fait en plusieurs étapes jusqu'en 1936. Pour donner une certaine unité à ces divers bâtiments dont la construction était conditionnée par la présence de plusieurs maisons qu'il fallut réutiliser, Julien Pignol adopta le parti pris de pasticher l'architecture Renaissance Provençale, multipliant les fenêtres à meneaux et les crénelages décoratifs. Il s'ensuit de l'extérieur un aspect de forteresse de plaisance un peu surprenant mais auquel l'œil des Gombertois s'est habitué, et à l'intérieur un ensemble de salles aux proportions heureuses et d'un caractère pittoresque.
Jusqu'à sa mort, survenue le 10 décembre 1970, à l'âge de 98 ans, Julien Pignol apportera tous ses soins à l'enrichissement et à l'amélioration de son Musée. Depuis sa mort, son œuvre est poursuivie par l'Association des Œuvres Sociales et Régionalistes de Château Gombert (Provence) (A.O.S.R.C.G.) créée en 1945 qui regroupe des bénévoles soucieux de sauvegarder la culture populaire dans la même optique que le fondateur. Si le nom du Musée a été modifié, c'est dans le but de l'intégrer dans la grande famille des musées d'Arts et Traditions Populaires français, et en même temps d'étendre le champ des collections à tout le terroir marseillais si vaste, si riche de traditions et pourtant si peu connu.
Les méthodes de muséographie moderne ont été adoptées, en particulier un inventaire détaillé est en voie d'achèvement. Certains objets ont été regroupés par centre d'intérêt : Costumes, matériels agricoles, instruments de musique, objets religieux. Cependant l'esprit dans lequel le Musée a été crée par Julien Pignol est respecté par les responsables actuels.
En particulier, on a tenu à conserver le caractère de collection personnelle où les objets sont disposés plus en fonction de leur usage ou des goûts du collectionneur qu'en fonction d'un ordre logique.
De là, ce côté chaleureux et vivant qui frappe la plupart des visiteurs.
Il est difficile de décrire en peu de mots les collections qui commencées depuis plus de cinquante ans, réunissent des milliers d'objets répartis dans une dizaine de salles.
Les collections de costumes, en particulier de costumes féminins, sont extrêmement fiches costumes de diverses catégories sociales, de la ville, de la campagne, et d'époques très variées (depuis le XVIII ème siècle le jusqu'au début du XIX ème siècle) ; elles sont complétées par une iconographie abondante (gravures, tableaux, photographies). La salle agraire présente un panorama complet des outils et des méthodes de travail dans la Provence agricole.
Les collections de santons, riches de plusieurs centaines de pièces offrent une rétrospective de cet art naïf depuis les premiers santons en papier mâché du XVIII ème siècle jusqu'aux œuvres si fraîches de nos santonniers contemporains, en passant par les plus grands noms de la tradition provençale : Lagnel, Simon, Guichard, l'Abbé Sumien, Gaubert, Junoy, Puccinelli, Volaire, René Pesante (créchiste et mécène du Musée)...
Des crèches diverses viennent compléter cette présentation.
Parmi les nombreuses richesses du Musée, il faut signaler de fort beaux meubles anciens, de beaux ensembles de verreries, faïences, poteries, cuivres, étains anciens ; des objets d'usage courant : luminaires, vaisselle, outils de toutes sortes, instruments de musique


MUSEE DE CHATEAU GOMBERT
UNE VITRINE
SUR LE FACTEUR DE GALOUBET-TAMBOURIN
MARIUS FABR
E
     
   
     
 

LE 13 SEPTEMBRE 2002

UNE NOUVELLE VITRINE CONSACREE A LA FABRICATION DU GALOUBET-TAMBOURIN

Elle est consacrée au regretté Marius Fabre, que nous retrouvons dans son atelier de Barjols (VAR), en pleine action dans la fabrication d'un Tambourin. La création de cette vitrine c'est la volonté de la direction du musée et de Maurice Maréchal. (musicien et compositeur).

Nous retrouvons aussi la reconstitution de la cuisine de ferme et celle de la chambre bourgeoise permet de se faire une idée du cadre de vie dans l'ancienne Provence. Enfin les fêtes traditionnelles : Noël, saint Eloi, si chère au cœur des provençaux, sont évoquées par de nombreux souvenirs.
Ajoutons qu'une bibliothèque très documentée et qu'un fond d'archives important sont ouvert aux chercheurs travaillant sur les traditions et l'histoire locale.

A coté des expositions permanentes, le musée réalise régulièrement depuis plusieurs années des expositions temporaires sur des thèmes précis.
Depuis novembre 1991, existe aussi une Association des Amis du Musée de Château Gombert et de sa Bibliothèque qui organise des manifestations culturelles : concert dans la cour, conférences, cercle de généalogie, atelier de " boutis " et de dentelle aux fuseaux...
Le Musée de Château Gombert est une fondation privée : Il jouit de fort peu de ressource, mais il est entre les mains de provençaux passionnés par leur pays, défenseurs inconditionnels de la culture traditionnelle. Bâti au cœur du terroir où les coutumes ancestrales sont encore vivaces, soutenu par une population qui, par des dons continuels, veut manifester son désir de conserver le patrimoine populaire, il continu l'œuvre de son fondateur Julien Pignol, et à travers lui celle du Maître de Maillane.
 
Marius Fabre

Né à Barjols en 1909, Marius Fabre a réalisé son premier galoubet en 1924, guidé par son seul instinct et sa connaissance du bois. Sa carrière aura donc été la plus longue de l'histoire la lutherie provençale.
Son modèle de galoubet en si, ton de Saint-Barnabé, fait actuellement référence. En ce qui concerne le diapason à 432 Hz Marius Fabre nous a confié qu'à l'époque où il a mis au point son premier instrument une certaine confusion régnait dans les groupes de tambourinaires.

 
 
 

Plusieurs, tel Marius Fayard Arles ou Ludovic Lazare à Marseille, jouaient à des diapasons qui leur étaient personnels. Il a donc choisi un instrument de